Article 0
Interview de Jean-yves Deplagne, doyen des instructeurs Postural Ball®. 
Il est aussi professeur de culture physique, de Pilates et de Gasquet.
1) Peux-tu te présenter ?
Bonjour, Je m’appelle Jean-yves Deplagne, professeur de Culture Physique diplômé d’état depuis 1967. C’était la Première promotion du Brevet d’Etat de Culture Physique.
2) Sans indiscrétion quel est ton âge ?
Je vais faire 77 ans
3) Quel est ton parcours de vie ?
Avant j’ai fait des études de Kiné à Rennes et au moment de passer mon DE, j’ai préféré ne pas me présenter à cause des stages hospitaliers en salles de gérontologie de 40 lits. Donc mon sursis fut résilié. Départ pour le service militaire pendant lequel j’ai été formateur pour vraiment toutes sortes de disciplines (moto, camion, combat, ordre serré etc..). J’ai été bercé à cette époque dans un milieu de sportifs de haut niveau. Mes différents colocataires étaient des footballeurs professionnels ou stagiaires pro. Certains seront internationaux dans les années suivantes. J’avais envie de travailler avec des groupes dans ma pratique sportive le RUGBY
Ensuite je suis rentré directement en dernière année à l’ENCP Nantes.
À l’issue de mon B. E. mon professeur d’EPS et entraîneur de volley Ball de l’école de kiné qui était Jury au BE m’a félicité car j’avais trouvé ma voie. Puis j’ai travaillé pour un Club de Culture Physique en 1967 c’était un précurseur : 2 salles de cours collectifs et une de musculation. Au 1° étage salle femme moins développée gérée par un vacataire que le RdC. Au Rez de chaussée les hommes et de quelques femmes plus axées sur la force. Outre ces deux unités, il y avait donc le Kinésithérapeute, la Pédicure Podologue, l’Esthéticienne, l’Hôtesse d’accueil. Et un espace détente avec un grand sauna, une piscine d’eau à température ambiante et aussi l’espace repos avec 10 lits équipés de masques à oxygène. Mon projet était de démarrer ce que l’on appelle maintenant le coaching hommes, femmes et handicapés.
Puis j’ai quitté ce CLUB, pour devenir délégué commercial dans une société de fabrication et vente de BALNEO médicale et de vente d’équipements sportifs et kiné. C’est à ce moment-là qu’un de mes amis du « Syndicat National des Professeurs de Culture Physique. » m’a dit qu’un club de culture physique s’installait à Angers et cherchait un directeur. Il avait parlé de moi aux associés ce fut une embauche vite conclue. Par la suite, j’ai une proposition d’acheter le CLUB, ce que je fis. A cette époque pendant 7 ans j’ai été jury du BE à Macon et à Reims, chaque examen durait une semaine.
En 1999, en partant d’Angers pour la Vendée j’ai été victime d’un très grave accident sous une pluie d’orage. Une voiture en grand excès de vitesse après 5 « tête à queue » m’a fauché en tant que piéton sur la bande d’urgence. Un sur accident c’est créé impliquant 7 voitures. Les personnes sur place me laissent pour mort et cachent mon corps avec une couverture. Je sors du coma aux urgences. j’y reste 3 jours pronostic vital engagé ? Et je m’en suis sorti !
A partir de là, j’ai trouvé des vacations de Musculation dans des associations, des cours de gym sur chaise en maisons de retraite et des cours de gym douce pour les employés municipaux d’Angers.
4) Quels sont les autres formations que tu as suivies ?
J’ai fait une formation à l’école des DCF ou j’ai obtenu le diplôme option « Relations publiques et événementiel ». Conjointement je passe un « DU de gestion des APS » à l’université du MAINE au Mans.
En 2005 je démarre les formations PILATES et de GASQUET à raison de 3 à 6 stages par an. Au début avec l’EPMM puis avec d’autres structures. A partir de 2012 j’ai enseigné en règle générale plus que ces deux méthodes.
5) Pourquoi as-tu choisi le métier de coach sportif ?
Mes objectifs étaient de diriger un club et d’entraîner une équipe de rugby. C’est pour cela que j’ai fait le CPCODI à la chambre de commerce de Nantes. Coach sportif cela ne me disait rien à l’époque. Je préfère être professeur de culture physique jusqu’à environ 2006 ou j’ai choisi d’être instructeur Pilates. Pour le Rugby j’ai fait l’entrainement musculation de deux petits clubs.
6) Qu’est ce qui a suscité ton intérêt à devenir instructeur Postural Ball® ?
En 2015 la FSCF avait fait un cours de découverte du POSTURAL BALL®. Je n’y suis pris trop tard je n’ai pas pu y aller. Heureusement pour moi l’année suivante ils ont fait un autre cours de découverte. La Base avec le swiss ball m’attirait. Séduit par ce nouveau concept je suis allé faire la formation à Toulouse en 2017. Formation dirigée par Nadine GARCIA Créatrice du concept. Tout de suite l’approche de Nadine GARCIA avec le Postural Ball®, m’a ouvert une nouvelle porte. Le gros intérêt est que c’est une méthode évolutive c’est la conceptrice qui continuellement apporte de nouvelles approches.
7) Qu’à tu fais pendant le confinement ?
La veille du confinement le 16 MARS je sortais d’un centre de rééducation cardiaque avec pour objectif de reprendre l’enseignement de mes cours 3 jours plus tard. Ce qui fut plus possible. Le confinement dans mon cas était strict c’est 0 contact quotidien dans un petit appartement de centre-ville en travaux.
Au mois d’Avril, Nadine Garcia a proposé des séances Masterclass aux instructeurs Postural Ball® en visio ZOOM tous les jeudis, que j’ai suivi et qui m’a permis d’améliorer une petite forme de convalescent. La convivialité des cours de Nadine, la possibilité de voir et d’entendre d’autres instructeurs dans cette période difficile furent des réconforts. Découvrir de nouvelles postures c’est toujours un bonheur. Cela m’a donné l’envie de travailler mais ZOOM, DOODLE, OUTLOOK sont des outils que je ne maîtrisais pas avant les Masterclass ZOOM de Nadine. J’ai mis en place 5 coachings ZOOM par semaine.
8) As-tu quelque chose à ajouter ?
Vivement les vacances d’été que je puisse développer mes projets professionnels. Je n’ose pas vous parler de mon âge je pourrais encore lire Tintin pendant un an !!
Il n’y a pas d’âge pour le POSTURAL BALL®, toujours en mouvement avec le SWISS BALL…

« Ce n’est pas le plus fort de l’espèce qui survit, ni le plus intelligent.

C’est celui qui sait le mieux s’adapter au changement. »    DARWIN